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lundi 19 mars 2012

#19 "-Basketball is like poetry in motion, cross the guy to the left, take him back to the right, he's fallin' back, then just "J" right in his face. Then you look at him and say : -What?"


Une atmosphère pesante règne chez les Shuttlesworths depuis que le père Jake (Denzel Washington) est revenu de cabane (une bien sombre histoire que celle du meurtre de la mère) une semaine et même plus à la condition d'influencer tant bien que mal le choix d'université de son désormais distant fils Jesus (Ray Allen), nouvel espoir charismatique qu'observe la NBA, dans le but de satisfaire les rangs de l'équipe fétiche du gouverneur, un choix cornéspikeleeun en quelque sorte.

S'opère alors à dans ce film "He got game" (1998) une douce symbiose de la caméra et du ballon valsant sous la musique tantôt classique de l'orchestre d'Aaron Copland, tantôt hiphopé de Public Enemy, le tout véhiculant une positivité esthétique couplé à l'émotion suscité par l'état d'une relation père-fils sous énormes pressions, Spike Lee est tout simplement un homme qui a su rendre hommage à ses passions tout en entretenant l'idée d'un changement progressif de l'humanité.

"Now the question is : -Are you ready, for the real revolution which is the evolution of the mind?"
Flavor Flav


évident sample de "For what it's worth" de Buffalo Springfield.

mardi 13 mars 2012

#10 "-You wanna boycott someone? You ought to start with the goddamn barber that fucked up your head !"

Les tensions s'intensifient dans le ghetto américain, vombrissant sous les basses de la chanson "Fight the Power" de Public Enemy et en proie à un déséquilibre oscillant entre racisme latent et capitalisme ambiant, toujours mêmes vecteurs de division des plus démunis.


Profondément ancré dans cette volonté d'une évolution des mentalités vers une meilleure condition des afro-américains, Spike Lee signe ici "Do the Right Thing" (1989), un de ses films les plus revendicatifs toujours à une époque où souffrance est synonyme d'inspiration, parallèlement à la déferlante Hip Hop en pleine recherche de sa représentation cinématographique.


Ainsi sous des airs de comédie dans un quartier aux individus stéréotypés et aux dialogues des plus vivants, l'ambiance générale se dégrade assez vite et confronte les résidents au choix résumé sur les phalanges de Radio Raheem, jusqu'à questionner le spectateur sur la portée de la décision finale de Mookie alias Monsieur Lee.