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mardi 13 mars 2012

#10 "-You wanna boycott someone? You ought to start with the goddamn barber that fucked up your head !"

Les tensions s'intensifient dans le ghetto américain, vombrissant sous les basses de la chanson "Fight the Power" de Public Enemy et en proie à un déséquilibre oscillant entre racisme latent et capitalisme ambiant, toujours mêmes vecteurs de division des plus démunis.


Profondément ancré dans cette volonté d'une évolution des mentalités vers une meilleure condition des afro-américains, Spike Lee signe ici "Do the Right Thing" (1989), un de ses films les plus revendicatifs toujours à une époque où souffrance est synonyme d'inspiration, parallèlement à la déferlante Hip Hop en pleine recherche de sa représentation cinématographique.


Ainsi sous des airs de comédie dans un quartier aux individus stéréotypés et aux dialogues des plus vivants, l'ambiance générale se dégrade assez vite et confronte les résidents au choix résumé sur les phalanges de Radio Raheem, jusqu'à questionner le spectateur sur la portée de la décision finale de Mookie alias Monsieur Lee.

dimanche 11 mars 2012

#7 "No matter what anybody tells you, words and ideas can change the world."

Et ces idées, John Keating alias Robin William compte bien les appliquer et ce dès son premier jour en tant que professeur de littérature au sein de l'austère académie de Welton !


Il n'en fallu pas plus pour enchanter les élèves par la magie des mots et de leur pouvoir, mais surtout de la magie du libre arbitre, de l'indépendance, bref un véritable hymne à la liberté et au réveil des consciences est clamé par l'enseignant, bouleversant les codes d'une institution en plein apprentissage de sa désuétude et instaurant une nouvelle volonté de vivre à la sauce épicurienne chez la jeunesse qui se met à prendre goût au romantisme et décide de prendre son destin en main, direction l'épanouissement !

"Dead Poets Society" (1989) de Peter Weir est un film interpellant. Oui, qu'en est-il de votre vision de la vie? Quel est le prix de la liberté individuelle dans une société opérant ouvertement le formatage ? Par simple identification aux désirs qui prennent vie des étudiants, nous voilà portés par la catharsis dans une instabilité sociale régnante, une école se scindant donnant lieu à la tragédie si bien orchestrée par monsieur le scénariste Tom Schulman

"On ne lit pas ni écrit de la poésie parce que c’est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l’humanité. Et l’humanité est faite de passions. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires pour assurer la vie, mais la poésie, la beauté, la romance, l’amour, c’est pour ça qu’on vit."