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mardi 17 avril 2012

#37 "-Qui peut bien avoir envie d's'enterrer dans c'pays perdu au fin fond des ours... -Un nouveau Diogène par exemple."


Suite au décès de son père James Moore, Tom débarque dans l'Ouest américain pour s'installer dans l'humble demeure qu'il lui ai laissé. Mais ce qu'il ne sait pas c'est que son père était un bandit tout comme ses compères, et donc d'un style de vie bien différent des manies candides et sophistiquées du gentleman anglais. Il ne manquera plus qu'une histoire de mariage arrangé pour qu'El Magnifico sorte de ses gonds et se métamorphose en héros redouté, le rôle parfait pour Terence Hill!


"E poi lo chiamarono Il Magnifico" ("Et maintenant on l'appelle El Magnifico" de 1972) arrive dans les salles en fin d'âge d'or du western spaghetti, quelque peu avant le fameux "Mon nom est Personne" dans un style décalé empruntant à la comédie populaire sous couvert des codes du genre.
Et c'est ce non-sérieux parsemé qui offre toute sa fraîcheur et son intemporalité au film, assumant ses grossières caricatures et s'amusant de terres hostiles plus si inconnues que ça aux yeux du public...

"Ouais, à l'ouest y a plus rien d'nouveau..."

jeudi 8 mars 2012

#2 "-Qu'est-ce qu'y s'passe quand un joueur a tiré 4 cartes identiques? -Hé ben y s'passe que je passe"

Quel petit impertinent ce Terrence Hill, toujours à taquiner l'égo des tireurs d'élites de l'Ouest pour gagner son pain en rompant l'ennui des villageois par le spectacle de la gâchette.


Nous sommes en 1975 quand le film "Un génie, deux associés, une cloche" de Damiano Damiani & Sergio Leone sort en salles malgré la perte du négatif original, sans doute la principale cause de l'aspect décousue d'un scénario pourtant béton : une malette de 300.000$ du gouvernement destinée aux indiens suscite la convoitise des bandits, dont Joe Thanks (Terence Hill) qui va vite élaborer un subterfuge en déguisant son associé Bill Steamengine en Colonel afin d'octroyer le butin, malheureusement il n'y a qu'à Pâques qu'on voit les cloches voler !

Difficile de ne pas le rapprocher de "Mon nom est personne" tant la ressemblance est frappante, de son acteur principal à sa musique composée par le génial Ennio Morricone.

Hélas une sorte de limite s'aperçoit au fin fond du désert, celle d'un genre qui n'aura eu de cesse que de marcher lentement mais sûrement vers l'océan, quelques valeurs pour bagage ainsi qu'un bon vieux Smith&Wesson à la taille histoire de chasser le vautour dont l'ombre oppresse de jour comme de nuit les pionniers du bout du monde.