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lundi 7 mai 2012

#39 "-Michael Jackson?? Symbole de la décadence occidentale! -Mais pas du tout madame, c'est euuh... Malcolm X!"


Vague d'oppression au pays de la naissante rime persane à l'heure où le Chah chute et les cultures s'entrechoquent, une liberté sépulturée pourtant tant voulu par Marjane, quitte à la pousser à l'exil vers de terres à l'herbe plus verte tel Vienne à un âge jeune mais déjà sage...


Si Marjane Satrapi dévoila ses chemins de vie avec bulles sur papier dans "Persepolis" (2000-2003), Vincent Paronnaud quant à lui aida à y insuffler la magie de l'animation en 2007 dans une œuvre humaniste, humble facette de réalité à la vision marginale de combats de consciences, d'idées et de bon sens dans un monde paradoxalement croyant ou non où le noir et blanc se marie à merveille.

samedi 5 mai 2012

#38 "-Quelle est votre plus grande peur?"


Avide d'une originalité respectueuse du passé, c'est à travers un style puisant dans l'estampe que les studios de la Toei Animation ont pondu l'édifiant et terrifiant "怪〜ayakashi〜" ("Ayakashi : Japanese Classic Horror" de 2006) où se marie folklore soleil-levantesque et horreur abracadabrament cauchemardesques, le tout organisé en trois arcs résolument différents.

"L'histoire du fantôme de Yotsuya", adapté de la pièce populaire datant de 1825 de Tsuruya Nanboku, prend sa source dans les estampes ukiyo-e tandis que "La Légende du Donjon" s'inspire de la nouvelle tout aussi populaire de Kyoka Izumi de 1917 où un mortel et une demi-déesse vont se lier envers et contre tout...



Vient ensuite l'arc qui connaîtra le plus franc succès, à savoir "Le Monstre-Chat" de Kenji Nakamura où le charismatiquement peu loquace apothicaire erre à la recherche de démons, le seul moyen de les éliminer de son épée spirituelle étant d'en analyser leur forme, leur vérité et leur raison de hanter...

Suivra alors une année plus tard la série "モノノ怪" ("Mononoke" ou esprit vengeur) prolongeant le périple aux aspects colorés mais à la trame sombre du mystique apothicaire au noble but, se retrouvant tantôt dans un hôtel au passé de maison close, tantôt dans une mer déchaînée sous la fureur écriée des âmes encore imprégnées d'une de ces douleurs si vive qu'elle ne peut cesser d'être aussi facilement...

vendredi 13 avril 2012

#36 "-Smoking marijuana, eating Cheese Doodles, and masturbating do not constitute as 'plans' in my book!"


Diagnostiqué d'un cancer avancé, le professeur de chimie Walter White (Bryan Cranston) n'a qu'une idée en tête : faire de l'argent pour aider sa famille s'il en venait à disparaître. Mais cet argent sent un peu trop les produits chimiques et la facilité, car c'est à un trafic de méthamphétamines, dangereuse drogue en vogue, que Walt va s'adonner en s'associant avec le dealer Jesse Pinkman (Aaron Paul) aux risques et périls de tomber nez à nez avec le fameux cartel...


C'est à donc à coup de séquences sous haute tension et de violents cliffhangers que l'originale série "Breaking Bad" de Vince Gilligan va nous guider par hypnose télévisuelle depuis 2008, arborant une ambiance western dans la misère sociale de nos jours avec une mafia déguisée pensant tout simplement rendement et élimination si les calculs ne sont pas respectés avec précision!

"Let's cook!"

lundi 9 avril 2012

#35 "And so I got my banjo out, just sittin', catchin' dust, and painted right across the face 'Greenwich Village or Bust'."


Cultivant l'amour du sampling de qualité, Chinese Man (Chinese Man Records) est un collectif français de DJs aux sonorités hiphop puisant dans la world music, le funk, le reggae, la soul, le jazz et la dub en y saupoudrant des dialogues de cinéma et autres voix déformées au fil de l'instrumental.


S'opère alors un timing minutieux où s'entremêlent de plaisants airs populaires ou remis au goût du jour dans un triphop délirant mais maîtrisé jusqu'aux lives où le remix prime toujours entre un "Light my Fire" des Doors et un "It's bigger than hip hop" des Dead Prez à des rythmes d'une folie effrénée. (@Dour 18/07/09)

Remix : "Pudding à l'arsenic" ("Astérix et Cléopâtre" 1968) / "The Message" de Gandmaster Flash

Quelques plages sonores : "Indi Groove" "Skank in the air", "Washington Square", "I've got that tune" (sample de "Hummin' To Myself" de The Washboard Rhythm Kings) , "Ordinary Man", "Jumpin in Havana", "Miss Chang" (feat. Taiwan MC & Cyph4), "Racing with the Sun", "Saudade" (feat. Femi Kuti & Liliboy), etc...

#33 "-Moi je n'ai aucun talent. -Moi non plus, j'aime juste peindre."


Nourrissant une passion sans limite pour la peinture, Machisu n'a toujours pas vendu une toile arrivé à la cinquantaine... Toujours dans cette quête de soi et d'un style propre à lui, il n'abandonnera pas sa folie créatrice grâce aux encouragements de ses proches. On y découvrira donc son parcours en une analyse plutôt pertinente de l'art, le pourquoi et le comment de la création et la poursuite des rêves.


Takeshi Kitano prolonge sa profonde vision de sa condition d'artiste dans "Akiresu to Kame" ("Achille et la Tortue" de 2008) où le paradoxe est annoncé dans le titre, l'éternel instant où la prédisposition du jeune Machisu né en milieu artistique ne permet pas de rattraper l'inspiration naissante à la source trouble de la tortue aux petits pas constants.

dimanche 1 avril 2012

#26 "-Once I got my driver's license, I started driving with my eyes closed."


Dernier jour sur les rails pour le cheminot bientôt retraité Odd Horten (Baard Owe), mais le voyage est loin de se terminer puisqu'il se permet de louper le retour et donc de quitter en beauté les œillères du convoi traditionnel en direction d'Oslo pour d'insolites aventures remplies de poésie...


La filée du train effleurant les paysages enneigés norvégiens s'immortalise dans la caméra de Bent Hamer sous le nom de "O Horten" ("La nouvelle vie de Monsieur Horten") à partir de 2007, représentant toute cette simplicité esthétique où la candeur du protagoniste apporte une légèreté plaisante amplifiée par les lointaines mélodies de John Erik Kaada du groupe norvégien Cloroform.

mercredi 28 mars 2012

#23 "-But Ive got one question to ask you. Do you consider yourself English, or Jamaican?"


Nous sommes en 1983 dans l'Angleterre de Thatcher quand Shaun (Thomas Turgoose), garçon solitaire de 12ans vivant seul avec sa mère, va se lier à une bande plus âgée de skinheads par l'intermédiaire de Woody (Joseph Gilgun), mais va inévitablement être confronté à la montée des idéaux racistes et nationalistes quand Combo (Stephen Graham) revient de taule et force Shaun à voir en lui une figure paternelle.


Shane Meadows nous livre donc à travers un style documentaire sa fiction quasi-autobiographique "This is England" (2006), où se dessine une fresque sociale servant de contexte à la triste scission idéologique aux limites de l'ironique au sein du mouvement skinhead qui, rappelons-le, est né de l'amour de prolétaires pour la musique jamaïcaine ska & reggae...

jeudi 22 mars 2012

#21 "Today's weather is dreamy and will clear up after a sunny, sunny, sunny, sunny day!"

Le rêve. Un thème exploité depuis la nuit des bobines! La vision subjective de la caméra rappelant étrangement l'introspection onirique provoquée par sécrétion naturel de DMT ou bien absorption d'élixirs psychédéliques comme l'ayahuasca.


Ainsi l'effet de réel légendairement ressenti par les parisiens devant "L'arrivée d'un train en gare de la Ciotat" (des Frères Lumière) s'oppose radicalement au recul des indiens Huni Kuin d'Amazonie devant une image mouvante à la narration discontinue qui leur rappelle plus la représentation d'une vision que celle de la réalité, distinction bien floue que va pourtant distiller sous divers angles le regretté Satoshi Kon dans son dernier long-métrage "Paprika" datant de 2006.


S'immiscer dans ce monde parallèle? C'est le but du prototype DC Mini, petit magnétoscope se glissant sous l'oreiller, matérialisant le rêve en .avi et ouvrant ainsi une sorte de porte dimensionnelle Pandorienne. La science serait-elle encore tombée entre de mauvaises mains? Décidément c'est pas d'chance, mais bon on peut toujours se consoler avec des images vertigineuses dans une danse mentale élastique s'amusant des failles du cervelet, après tout on est là pour ça au fin fond du canapé!

vendredi 16 mars 2012

#16 "Cash Rules Everything Around Me"


Back in the days, novembre '93 sort le premier album du collectif Wu-Tang Clan, véritable bombe musicale en direct du zoo de Brooklyn où des rappeurs ninjas deviennent incontrôlables et balancent des mots tranchants comme des shurikens dans les oreilles du quartier puis des States, pendant que leur essaim d'abeilles tueuses se met à envahir le monde jusqu'au fatal échec et mat, les disciples ont enfin dépassé les anciens maîtres dans le maniement du braquage sonore.


Composé des MCs GZA, Method Man, Ol' Dirty Bastard, Raekwon, Ghostface Killah, Masta Killa, Inspectah Deck, U-God et RZA, c'est ce dernier qui s'occupera en majeure partie de la production dans un crew prolifique où tout le monde se fera un nom en solo, bien plus méritant que sur leur casier judiciaire et finement plus personnel qu'une vulgaire carte d'identité.




Quelques plages sonores : "Rainy Dayz", "Tearz" (avec un sample de "After Laughter" de Wendy Rene), "Liquid Swords", "Whatever", "Shimmy Shimmy Ya", etc...

jeudi 15 mars 2012

#15 "Comment mépriser l'argent quand tu n'en as pas, le crime est un piège mon dieu j'ai mordu l'appât !"



Plus qu'un simple duo de MCs, Lunatic représente l'extrême dualité de propos d'un rap tantôt raisonné, à la vision lucide et placide sous la plume pieuse d'Ali, tantôt fou et brutal sous la plume sale de l'animal galeux du Sénégal, j'ai nommé Booba.




Quelques plages sonores : "La lettre", "L'homme de l'ombre", "Ma définition", "Le souffle", etc...

#13 "So, what separates us from the rest of the animal kingdom? What makes us so different? We're the only species who put our own kind in cages."


Aux antipodes de la cité d'émeraude d'un certain magicien se dresse la forteresse de pierre "Oz" (1997-2003) de Tom Fontana, sinistre théâtre où se joue perpétuellement la tragédie humaine avec des prisonniers et des gardiens en guise d’interprètes.


Guidé par la narration d'Augustus Hill (Harold Perrineau Jr.), cette série nous plonge dans le quotidien d'une prison américaine avec ses clans, ses dominants, ses victimes, le tout dans une vraisemblance des plus terrifiantes, l'humanité de certains personnages comme l'avocat déchu pour quelques verres de trop Tobias Beecher (Lee Tergesen) nous poussant à s'en identifier et à subir avec eux ces épreuves scénarisées dont le goût oscille entre dope, sang, semence ou encore celui si fatal de la mort.

mercredi 14 mars 2012

#11 "-Let's take a look at the itinerary -Fuck the itinerary"

Réunis de nouveau pour un retour aux sources, à savoir retrouver leur mère au fin fond de l'Inde, trois frères vont devoir réapprendre à vivre ensemble à travers une expérience des plus vivantes.


Pour son 5ème long-métrage, Wes Anderson nous fait monter à bord du "Darjeeling Limited" (2007) marche par marche, la première constituant un court-métrage "Hotel Chevalier" où le frère Jack Whitman, alias Jason Schwartzman, reçoit la visite de son amante qui n'est autre que Natalie Portman dans sa chambre d'hôtel parisienne, mais l'on s'aperçoit très vite de la nature compliquée de leur relation. Vient ensuite la marche que le businessman Bill Murray n'arrive pas à atteindre, se faisant doubler et remplacer subtilement par un nouvel acteur dans le paysage cinématographique Andersonien : le frère Peter aka Adrien Brody.


Enfin nous voilà à l'intérieur d'un de ces wagons pittoresques, sillonnant les paysages orientaux le regard placide, accompagné en douceur par des travelings sur la longueur du train où se passe des scènes de vie plutôt drôles, touchantes mais parfois un peu absurdes, sous fond musical des plus diversifiés, explorant les horizons du rock des sixties "Play with Fire" des Rolling Stones à la musique impressioniste "Suite bergamasque" de Claude Debussy sans oublier d'y parsemer de la composition locale, un bon exemple est la charmante "Charu's Theme" du réalisateur Satyajit Ray.

mardi 13 mars 2012

#9 "Ici les humains n'ont jamais été les bienvenus"

Au bout du tunnel se trouve les thermes divines, lieu de passage d'êtres pour le moins spéciaux...


Plus qu'un simple long-métrage, "Sen to Chihiro no kamikakushi" (alias "Le voyage de Chihiro" de 2001) est une véritable immiscion dans un monde merveilleux, puisant dans l'imaginaire et le mythologique japonais, à travers les yeux de Chihiro, ou l'Alice d'une autre sphère culturelle aux frontières communément humaines.

Il faut souligner le fait que Hayao Miyazaki s'est inspiré de la vie au sein du studio Ghibli afin de métaphoriser visuellement le travail et la fonction dans une lucidité de vision de notre société de par la cohérence d'un univers singulier retranscrit dans ses moindres détails et conférant l'attachement.


La séquence du train se dote d'une poésie envoûtante car racontée à l'image tel un souvenir, les voyageurs sous formes d'ombres et le paysage vide à l'horizon de l'immense océan, un aller simple s'arrêtant rarement, symbole d'une vie au temps fuyant et fruit de l'expérience d'un Miyazaki vieillissant déclarant sa retraite depuis déjà plus d'une décennie sans pour autant avoir la force de mettre le pied hors du wagon.

N'oublions point la splendide bande-son qu'a mijoté Joe Hisaishi, renforçant l'immersion et l'émotion d'un voyage aux allures épiques, sensations garanties devant ce grand chef d’œuvre d'animation.

dimanche 11 mars 2012

#5 "Jamais dans la tendance mais toujours dans la bonne direction !"


Collectif composé des rappeurs Fabe, Koma, Mokless, Morad et Haroun, la Scred Connexion sévit depuis bientôt 15 piges dans le hip hop céfran avec une intensité rarement vu en concert pour un si petit prix (@GrandMix 10/03/12 avec DJ Simsima aux platines), leur fameux slogan aura marqué les esprits de génération en génération, ainsi que les valeurs profondes, pieuses et humanistes qu'ils véhiculent en marge d'une industrie froide et sheitanesque.




    Quelques plages sonores : "La créature de rêve", "Remballe", "La routine", "Loin des rêves", "Le rap dans l'sang", "Sur scène", etc...

    vendredi 9 mars 2012

    #4 "-Why do people have to die? -To make life important."

    Après un "American Beauty" plutôt abouti, le scénariste Alan Ball va remettre le paquet sur la chaîne HBO en créant une des séries dramatiques les plus profondes et bouleversantes que la télévision américaine n'ai jamais diffusé : "Six Feet Under" (2001-2005).

     
    Explorant à l'écran des tabous tels que l'homosexualité entre David Fisher (Micheal C.Hall) et Keith (Matthew St. Patrick), la drogue consommée de manière banale notamment par la jeune artiste Claire Fisher (Lauren Ambrose), l'amour meurtri entre Nate Fisher (Peter Krause) et Brenda (Rachel Griffiths) et bien sûr la mort de par l'entreprise funéraire familiale des Fisher, on retrouve une alchimie des plus humaine et touchante bien loin des idéaux hollywoodiens.


    Mais la profondeur de cette série réside dans la banalité de la mort, présente à chaque début d'épisode en une personne différente, qui va tout naturellement déteindre sur le quotidien des Fisher et les confronter à des questions existentiels le tout avec une certaine dose de cynisme, car sans recul sur la façon dont tourne le monde la dépression s'installerait beaucoup trop vite au sein du foyer.


    Oscillant entre hymne à la mort et hymne à la vie, le pari est risqué mais amplement réussi.

    #3 言わぬが花 (Iwanu ga hana) : Les mots qu'on n'a pas prononcés sont les fleurs du silence

    Déjà plus de deux ans que le grand Nujabes s'est éteint.


    Producteur & DJ de renom, on lui doit une poignée de perles sonores sorties sur le label japonais Hydeout Productions, avec de nombreuses collaborations (CYNE, Substantial, Uyama Hiroto, Apani B, Terry Callier, Five Deez, Shing02, Funky DL et même C.L. Smooth sur l'album posthume "Spiritual State").

    N'oublions pas non plus sa participation à la bande-son du somptueux anime "Samourai Champloo" de Shinichiro Watanabe accompagné de Force of Nature, Fat Jon (des Five Deez) et Minmi. Il faut savoir qu'il existe là un improbable mais savant mélange entre animation, hiphop, japon médiéval et road movie, donnant goût à un délicieux anachronisme où le mouvement du sabre est sans cesse mis en relation aux scratchs endiablés.


    Mais bien au delà des mots, rarement musique n'aura été aussi synonyme d'émotion, de vivacité et de sérénité d'esprit. Un travail de sampling hors paire, un mastering des plus fins, des MCs au flow si smooth, et l'on se retrouve face à une oeuvre qui laisse sans voix, gloire à la vie, la messe est dite.


    Répandez la bonne parole mes jazzys apôtres !

    mercredi 7 mars 2012

    #1 "Et j'expire histoire d'être fly, décollage Icare Airline"

    Ouais vous l'aurez d'viné d'après le titre, ce blog est porté sur des bribes de culture qui m'passionnent, qui pourraient bien violenter vos p'tites têtes avec du six lettres : talent.


    Pas mieux comme dirait Ahmad, rappeur montpelliérain à la plume planante nous ayant déjà régalé de trois galettes aux fines herbes sur le Label No-Y, ambiance ensoleillée avec la fraîcheur de l'ombre des pyramides en ces périodes clonesques.


    Le putain de poète a partagé le mic avec pas mal de monde du style Sako des Chiens de Paille ("Hôtel Bilderberg") ou bien le Pop Dan des Sages Po dans de chics clips quasi cinématographiques !


    D'autres plages sonores : "Big Ben" (avec Lartizan du LZO Records à la prod), "Il neige éternellement", "La berceuse babylonienne", "Mon polo" (avec un sample de "Retour aux pyramides" des X-Men), "Restons debout", etc...

    édition du 07/04/12 : L'artiste signe chez LZO, ça sent l'élaboration d'album tout ça!