vendredi 13 avril 2012

#36 "-Smoking marijuana, eating Cheese Doodles, and masturbating do not constitute as 'plans' in my book!"


Diagnostiqué d'un cancer avancé, le professeur de chimie Walter White (Bryan Cranston) n'a qu'une idée en tête : faire de l'argent pour aider sa famille s'il en venait à disparaître. Mais cet argent sent un peu trop les produits chimiques et la facilité, car c'est à un trafic de méthamphétamines, dangereuse drogue en vogue, que Walt va s'adonner en s'associant avec le dealer Jesse Pinkman (Aaron Paul) aux risques et périls de tomber nez à nez avec le fameux cartel...


C'est à donc à coup de séquences sous haute tension et de violents cliffhangers que l'originale série "Breaking Bad" de Vince Gilligan va nous guider par hypnose télévisuelle depuis 2008, arborant une ambiance western dans la misère sociale de nos jours avec une mafia déguisée pensant tout simplement rendement et élimination si les calculs ne sont pas respectés avec précision!

"Let's cook!"

lundi 9 avril 2012

#35 "And so I got my banjo out, just sittin', catchin' dust, and painted right across the face 'Greenwich Village or Bust'."


Cultivant l'amour du sampling de qualité, Chinese Man (Chinese Man Records) est un collectif français de DJs aux sonorités hiphop puisant dans la world music, le funk, le reggae, la soul, le jazz et la dub en y saupoudrant des dialogues de cinéma et autres voix déformées au fil de l'instrumental.


S'opère alors un timing minutieux où s'entremêlent de plaisants airs populaires ou remis au goût du jour dans un triphop délirant mais maîtrisé jusqu'aux lives où le remix prime toujours entre un "Light my Fire" des Doors et un "It's bigger than hip hop" des Dead Prez à des rythmes d'une folie effrénée. (@Dour 18/07/09)

Remix : "Pudding à l'arsenic" ("Astérix et Cléopâtre" 1968) / "The Message" de Gandmaster Flash

Quelques plages sonores : "Indi Groove" "Skank in the air", "Washington Square", "I've got that tune" (sample de "Hummin' To Myself" de The Washboard Rhythm Kings) , "Ordinary Man", "Jumpin in Havana", "Miss Chang" (feat. Taiwan MC & Cyph4), "Racing with the Sun", "Saudade" (feat. Femi Kuti & Liliboy), etc...

#34 "-There's nothing to laugh at!"


Henry Holland (Alec Guinness), écoulant de paisibles jours au Brésil, nous raconte comment lui, ancien convoyeur de lingots, a fait fortune en organisant le plus gros coup de l'histoire du gangstérisme avec l'aide Pendlebury (Stanley Holloway), vendeur peu scrupuleux de petites Tours Eiffel pour touristes...


Dotée d'une course-poursuite d'une durée grotesque, "Lavender Hill Mob" ("De l'or en barres" de 1951) de Charles Crichton jaillit de la vague florissante des films à humour anglais des studios Ealing de l'époque en une multitude de gags grâce au jeu méchamment drôle des acteurs dans un climat à l'aspect pourtant si sérieux!

#33 "-Moi je n'ai aucun talent. -Moi non plus, j'aime juste peindre."


Nourrissant une passion sans limite pour la peinture, Machisu n'a toujours pas vendu une toile arrivé à la cinquantaine... Toujours dans cette quête de soi et d'un style propre à lui, il n'abandonnera pas sa folie créatrice grâce aux encouragements de ses proches. On y découvrira donc son parcours en une analyse plutôt pertinente de l'art, le pourquoi et le comment de la création et la poursuite des rêves.


Takeshi Kitano prolonge sa profonde vision de sa condition d'artiste dans "Akiresu to Kame" ("Achille et la Tortue" de 2008) où le paradoxe est annoncé dans le titre, l'éternel instant où la prédisposition du jeune Machisu né en milieu artistique ne permet pas de rattraper l'inspiration naissante à la source trouble de la tortue aux petits pas constants.

#32 "-People think that pipes grow in their homes. But they sure as hell don't! Look at my knees!"


Suite à une introduction où l'on compare le macro et le microcosme par fondu-enchainé, Henry Spencer (Jack Nance) est invité chez les parents de sa copine Mary (Charlotte Stewart) pour un repas nourri de malaises violé intimement par la caméra en raccord regard, où le poulet se met à se dandiner tout saignant en totale prémonition à l'annonce d'un accouchement prématuré d'un être visqueux aux contours inhumains...


Sous couvert d'une ambiance musicale froide et industrielle, David Lynch expose sa première vision grisaillée et oppressante du monde où le sous-entendu est finement audible, annonçant le déséquilibre par des notes discordantes et des acteurs guidés par une étrange folie, entre un père déconnecté de la situation et une mère en décalage émotionel.

"Eraserhead" (1977) sollicite ainsi notre imagination dans ses confins les plus sombres, naviguant en eaux troubles dans l'océan de nos peurs jusqu'au port aux lumières aveuglantes, tout est si apaisant les yeux fermés!